FERIOJ ( journal culturel )

Déloger l'animal, Véronique Ovaldé

Lundi 18 août 2014 à 13:45

http://38.media.tumblr.com/22c67e17efa00cb7d35f617ca34e5c57/tumblr_nai381c3FM1snoeqho1_250.jpg
(lecture de mars, critique de mai)

Déloger l'animal, de Véronique Ovaldé 

Aussi lu en avion d'une traite et aussi très très bon !!! De Véronique Ovaldé j'avais déjà lu et apprécié il y a quelques mois la Grâce des brigands, mais là je dois dire que Déloger l'animal est vraiment au-dessus dans mon cœur, la Grâce des brigands fait un peu fade à côté (ma collègue qui m'a recommandé Déloger l'animal - que j'avais déjà prévu de lire depuis plusieurs années, à cause du titre) partage mon avis et d'ailleurs elle n'a pas aimé la Grâce des Brigands)

Bref. Déloger l'animal, c'est l'histoire d'une petite fille "anormale", même si pendant longtemps on ne sait pas trop quel est son problème, d'ailleurs on ne le sait jamais vraiment, et c'est pas vraiment la question au fond. Disons qu'elle a des difficultés à s'adapter au monde, à contrôler ses émotions, parfois son entourage la considère comme folle et doit alors la "réprimer" pour l'empêcher de trop se laisser aller. Cette petite fille adore sa mère... mais un jour, elle disparaît, sans qu'on sache pourquoi, et sa petite fille va alors se mettre à l'attendre. On dirait que j'en raconte trop, là, mais ne vous inquiétez pas, je ne considère pas tout ça comme du spoiler, le décor est planté assez rapidement - le roman en lui-même est court, environ 200 pages je dirais - et puis surtout ce qui compte ce n'est pas tant ce qui se passe mais le style, l'ambiance, la mentalité de cette gamine.

Le décalage entre la façon dont le monde la considère - de manière plus ou moins condescendante - et dont elle considère le monde, avec plus d'acuité et d'intelligence qu'ils ne le pensent. Bien sûr il lui arrive de perdre les pédales, et alors cela rend la narration d'autant plus intéressante parce qu'on ne sait pas si on peut se fier à elle ou pas - n'est-elle pas en train de nous raconter n'importe quoi ? Mais elle a une compréhension intuitive des choses, elle a une vie intérieure très riche, elle survit comme elle peut, un peu livrée à elle-même elle se construit son propre monde pour survivre quand même et faire face avec ses propres moyens au traumatisme de la disparition incompréhensible de sa mère.  Pas évident d'en dire plus parce qu'il ne se passe pas tant de choses que ça... mais c'est vraiment un livre fort, qui m'a fait une grande impression, la preuve j'arrive à en parler encore avec enthousiasme alors que ça fait plus d'un mois que je l'ai lu. 

Quatrième de couverture :
Rose a une quinzaine d'années mais elle en paraît sept, dans son corps comme dans sa tête. Elle vit avec ses parents dans une ville de bord de mer inondée de soleil. Elle aime monter sur le toit de l'immeuble, regarder le couchant au-delà des palmiers et surveiller ses lapins en attendant le retour de sa mère.
Un soir, celle-ci ne rentre pas. Le cliquetis de ses talons aiguilles, l'éclat synthétique de sa perruque blonde, le velours de sa voix disparaissent en même temps qu'elle. Face à l'inquiétante insouciance de son père, à l'inertie des adultes, la petite Rose réinvente l'histoire, se dissout dans une vie rêvée...
Un roman magnifique sur la confrontation de l'enfance absolue à l'aridité des choses, sur la rencontre entre l'imaginaire et le tumulte de l'adolescence.
Par http://www.otamago.fr le Jeudi 7 juillet 2016 à 9:42
Et le projet de noter mes découvertes sera une motivation supplémentaire !
Par cappelli new era le Vendredi 14 octobre 2016 à 9:17
Pour toutes ces raisons, ce roman qui s'annonçait pourtant très bien m'a ennuyée et je l'ai même trouvé plutôt indigeste !
 

Ajouter un commentaire









Commentaire :








Votre adresse IP sera enregistrée pour des raisons de sécurité.
 

La discussion continue ailleurs...

Pour faire un rétrolien sur cet article :
http://spectabou.cowblog.fr/trackback/3268003

 
Créer un podcast